Le préfet est venu présenter le projet et répondre aux élus et aux habitants. Voici l'essentiel, avec le minutage et le lien vers chaque passage pour vérifier par vous-mêmes.
Le site cumule deux friches : l'ancien parc Mirapolis (friche touristique) et une « friche électrique » traversée par 11 lignes, dont 4 à très haute tension.
Il est en continuité de la ville nouvelle, pas sur un espace vierge.
Il est à 700 m du RER A et de la ligne L, à environ 35 min de Roissy et 40 min de Versailles.
Il est proche des grands pôles touristiques : Paris, Versailles, Disneyland, Giverny, Auvers-sur-Oise.
Le 24 août, l'État et Qiddiya (filiale du fonds souverain saoudien) ont signé à l'Élysée une déclaration d'intention. Ce document n'est pas juridiquement contraignant.
Le préfet dément une « fake news » : le projet reste sur trois communes, Cergy, Courdimanche et Puiseux-Pontoise. Le PNR du Vexin est « juste de l'autre côté de la limite ».
Ce sont les chiffres annoncés par l'investisseur. Le préfet précise qu'il ne sait pas ce qu'il en sera, mais qu'ils sont cohérents avec Disneyland. Il ajoute qu'on compte en général autant d'emplois indirects, plus des emplois induits.
Le Val-d'Oise est le département le plus jeune de métropole (41 % de moins de 30 ans), avec 9,1 % de chômage.
Selon le préfet, l'IA va rapidement supprimer des emplois de « cols blancs » en Île-de-France. Il cite une baisse de 16 % de l'emploi des cadres débutants.
D'où l'intérêt d'emplois non délocalisables, de tous niveaux de qualification, y compris techniques et créatifs.
Le préfet parle d'une « destination intégrée » : un nouveau quartier avec, en son cœur, un moteur économique. Les parcs à thème n'occuperaient pas la majorité du foncier. Le reste comprendrait hôtels, commerces, services, équipements culturels et sportifs, et logements. Il évoque aussi l'obligation, prévue au SDRIF, de conserver un parc public.
Le projet prévoit des logements étudiants, pour jeunes actifs et pour familles, à prix abordable. Le préfet rappelle qu'on ne loge aujourd'hui qu'un tiers des étudiants.
L'activité économique financerait les équipements publics : écoles, crèches, et un second commissariat, qui s'ajoutera à celui de Cergy, aujourd'hui la plus grosse circonscription d'Île-de-France.
Selon le préfet, le projet ne peut pas se faire sans résoudre la question des mobilités.
Le cadencement du RER A sera modifié : il considère que c'est désormais acquis.
Les routes seront aussi améliorées.
Son argument : les visiteurs arrivent en fin de matinée et repartent le soir, soit le flux inverse de celui des habitants.
Chaque département francilien a son moteur d'attractivité : Paris-Saclay pour l'Essonne, le Stade de France et les JO pour la Seine-Saint-Denis, Disneyland pour la Seine-et-Marne, Versailles pour les Yvelines.
Selon le préfet, le Val-d'Oise n'en avait pas. Ce projet le deviendrait, en attirant d'autres investissements et décisions publiques favorables.
Le préfet admet des « externalités négatives » et dit qu'aucune ne sera éludée : eau, assainissement, déchets, espèces protégées, bruit, relocalisation des gens du voyage installés sur le site.
Principe appliqué : éviter, sinon réduire, sinon compenser.
Elles devront être enfouies. Le préfet présente leur disparition comme un bénéfice pour le paysage.
La majorité du projet est sur des terrains déjà prévus à l'urbanisation par le SDRIF. Le PLU de Courdimanche devra de toute façon s'y conformer d'ici 3 ans.
Le préfet reconnaît qu'« il y aura moins d'agriculture, faut pas se mentir ».
La compensation serait agricole et non financière, par exemple en développant le maraîchage ou l'élevage de volailles.
C'est un outil anti-spéculation : les terrains seront acquis au prix d'aujourd'hui.
Grand Paris Aménagement porte le droit de préemption, et l'État porte le risque.
Le périmètre du futur projet (OIN) sera un peu plus large que la ZAD.
Un débat public national est souhaité en 2027.
Suivront 14 à 17 procédures administratives.
Les travaux ne commenceraient pas avant 2030 environ.
Pour le préfet, il est « inenvisageable » de faire le projet contre les communes.
Il reconnaît ne pas pouvoir répondre à tout, puisqu'on n'en est qu'à l'intention.
Il se dit disponible pour des réunions, y compris sur des cas particuliers.
Le préfet dit qu'il ne « garantit jamais rien », mais annonce « zéro exposition financière » pour la commune et aucun appel de fonds. Il parle au contraire de nouvelles recettes fiscales.
L'activité tournerait toute l'année, donc l'essentiel des emplois serait durable, même s'il y aura aussi des saisonniers.
Une préférence locale n'est pas légale. En revanche, des clauses d'insertion sont possibles sur les chantiers.
Selon lui, l'employeur a lui-même intérêt à recruter à proximité.
Les formations devront être adaptées, et c'est un des premiers chantiers lancés avec l'investisseur.
Le préfet rappelle que la loi prévoit une réserve nationale pour les grands projets, et affirme que le projet sera conforme « à sa lettre et à son esprit ».